Article 7 - Scolarisation classique ou en IME ??
Aujourd'hui la scolarisation en milieu scolaire classique est désormais accessible aux porteurs de handicap et les établissements scolaires se doivent de mettre les moyens nécessaires.
Toutefois, il est évident que certaines conditions sont requises, d'une part le handicap ne doit pas être trop lourd et l'enfant doit être accompagné d'une auxiliaire de vie scolaire AVS.
Alors est il primordial de scolariser son enfant en milieu classique, bien il semblerait selon Daniel Calin, éducateur spécialisé, que ce choix dépende de l'enfant.
Il faudrait privilégier durant la primo enfance (de 3 à 6 ans) l'école classique, mais bien entendu en prenant en cause l'épanouissement de l'enfant.
Durant la seconde enfance, période de l'âge de raison traditionnellement fixé à 7 ans, jusqu’à la puberté, la scolarisation en milieu classique ne serait plus si évidente.
En effet, l'enfant pourrait souffrir de sa différence: « La pire des étrangetés n’est-ce pas de n’avoir pas de semblable ? »
Simone Korff-Sausse.
Lors de la seconde enfance, la différence entre enfant handicapé et enfant "normal" est plus marquée et peut donc poser de gros problèmes; en particulier à ceux dont le handicap est le plus visible ou le plus pesant. Il ne suffit absolument pas de faire vivre de tels enfants parmi les enfants de leur âge et de leur quartier pour les faire bénéficier de cette expérience structurante de la parité. L’observateur extérieur ne peut qu’être frappé par le fait que l’enfant handicapé « intégré » est intégré par le groupe, très « bien » le plus souvent, mais toujours comme le handicapé du groupe. Loin de bénéficier de l’expérience structurante des relations de réciprocité, il est systématiquement enfermé dans des relations dissymétriques. L’aide qu’on lui apporte, de bon cœur le plus souvent, est ravageuse, puisque c’est bien sûr toujours lui qui a besoin d’une aide qu’il ne peut jamais rendre, sauf exception. Imaginer là des réciprocités possibles relève des illusions ou des rêves des adultes. Encore faut-il souligner que, le plus souvent, les adultes eux-mêmes tendent spontanément à favoriser cette non réciprocité, après tout inscrite inéluctablement dans la réalité même du handicap, et jusque dans l’étymologie du mot qui le désigne.
En clair, il faudra être très attentif au bien être de l'enfant en milieu scolaire normal et veiller à ce qu'il ne soit pas en souffrance de sa différence, auquel cas, l'IME sera plus étudié pour lui, et favorisera un meilleur développement psychique, car au contact d'enfant comme lui, il passera d'enfant différent à un enfant normal; pourra aider son prochain et ainsi ne plus se sentir inutile.