samedi 16 mars 2013

Article 9 - La scolarisation en CLIS: classe pour l'inclusion scolaire

La CLIS est une classe à part entière de l'école classique dans laquelle elle est implantée.
L'effectif des CLIS, comptabilisé séparément des autres élèves de l'école pour les opérations de la carte scolaire, est limité à 12 élèves.
Le projet d'organisation et de fonctionnement de la CLIS implique tous les enseignants de l'école dans la mesure où chacun d'entre eux peut être amené à scolariser partiellement dans sa propre classe un ou des élèves de la CLIS, pour une durée, selon des modalités et des objectifs qui peuvent varier sensiblement d'un élève à l'autre. Les élèves de la CLIS sont partie prenante des activités organisées pour tous les élèves dans le cadre du projet d'école. Le projet de la CLIS peut prévoir l'affectation par l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale, d'une personne exerçant les fonctions d'auxiliaire de vie scolaire collectif.
Le bon fonctionnement de la CLIS requiert un travail précis d'organisation et de coordination de la part de l'enseignant, dont la mission est double.
Spécialiste de l'enseignement aux élèves handicapés, sa première mission est, dans le cadre horaire afférent à son statut, de proposer aux élèves handicapés les situations d'apprentissage qui répondent à leurs besoins. Tous les élèves de la CLIS reçoivent un enseignement adapté de la part de l'enseignant de la CLIS, même si la mise en oeuvre de leurs projets personnalisés de scolarisation conduit ces élèves à fréquenter, autant que possible une classe ordinaire. 
Les élèves sont regroupés en fonction de leur handicap.

CLIS 1 : classes destinées aux élèves dont la situation de handicap procède de troubles des fonctions cognitives ou mentales. En font partie les troubles envahissants du développement ainsi que les troubles spécifiques du langage et de la parole.
CLIS 2 : classes destinées aux élèves en situation de handicap auditif avec ou sans troubles associés.
CLIS 3 : classes destinées aux élèves en situation de handicap visuel avec ou sans troubles associés.
CLIS 4 : classes destinées aux élèves en situation de handicap moteur dont font partie les troubles dyspraxiques, avec ou sans troubles associés, ainsi qu'aux situations de pluri-handicap.

La CLIS est donc une alternative à l'IME, car l'enfant reste tout de même en contact avec des enfants "normaux".

http://www.education.gouv.fr/cid42618/mene0915406c.html
Forum L'arche des étoiles

Voici un forum créé par une jeune autiste syndrome Asperger, il traite plusieurs maladies rares, ainsi que des maladies plus "communes"

http://larche-des-etoiles.exprimetoi.net/

samedi 9 mars 2013

Ce petit bonhomme adore la musique.
Guitare, piano, bongos ... il essaye tout.
Un bon moyen pour faire progresser sa psychomotricité tout en s'amusant.


vendredi 8 mars 2013

Article 8 - La MDPH 

Qu'est ce ? 
A quoi ça sert ?

les Maisons Départementales des Personnes Handicapées sont chargées de l’accueil et de l’accompagnement des personnes handicapées et de leurs proches. Il existe une MDPH dans chaque département, fonctionnant comme un guichet unique pour toutes les démarches liées aux diverses situations de handicap.

La MDPH évalue en fonction de l'handicap et de son degré gravité la prise en charge des soins à apporter.
Grâce à elle, tout ou partie des soins seront remboursés, ce qui est un grand soulagement au vue de la quantité des soins à apporter et des tarifs.


http://www.mdph.fr/
Article 7 - Scolarisation classique ou en IME ??

Aujourd'hui la scolarisation en milieu scolaire classique est désormais accessible aux porteurs de handicap et les établissements scolaires se doivent de mettre les moyens nécessaires. 
Toutefois, il est évident que certaines conditions sont requises, d'une part le handicap ne doit pas être trop lourd et l'enfant doit être accompagné d'une auxiliaire de vie scolaire AVS.

Alors est il primordial de scolariser son enfant en milieu classique, bien il semblerait selon Daniel Calin, éducateur spécialisé, que ce choix dépende de l'enfant.

Il faudrait privilégier durant la primo enfance (de 3 à 6 ans) l'école classique, mais bien entendu en prenant en cause l'épanouissement de l'enfant.
Durant la seconde enfance, période de l'âge de raison traditionnellement fixé à 7 ans, jusqu’à la puberté, la scolarisation en milieu classique ne serait plus si évidente.
En effet, l'enfant pourrait souffrir de sa différence: « La pire des étrangetés n’est-ce pas de n’avoir pas de semblable ? »
Simone Korff-Sausse.

Lors de la seconde enfance, la différence entre enfant handicapé et enfant "normal" est plus marquée et peut donc poser de gros problèmes; en particulier à ceux dont le handicap est le plus visible ou le plus pesant. Il ne suffit absolument pas de faire vivre de tels enfants parmi les enfants de leur âge et de leur quartier pour les faire bénéficier de cette expérience structu­rante de la parité. L’observateur extérieur ne peut qu’être frappé par le fait que l’enfant handicapé « intégré » est intégré par le groupe, très « bien » le plus souvent, mais toujours comme le handicapé du groupe. Loin de bénéficier de l’expérience structurante des relations de réci­procité, il est systématiquement enfermé dans des relations dissymé­triques. L’aide qu’on lui apporte, de bon cœur le plus souvent, est ravageuse, puisque c’est bien sûr toujours lui qui a besoin d’une aide qu’il ne peut jamais rendre, sauf exception. Imaginer là des réciprocités possibles relève des illusions ou des rêves des adultes. Encore faut-il souligner que, le plus souvent, les adultes eux-mêmes tendent spontanément à favoriser cette non réciprocité, après tout inscrite inéluctablement dans la réalité même du handicap, et jusque dans l’étymologie du mot qui le désigne.
En clair, il faudra être très attentif au bien être de l'enfant en milieu scolaire normal et veiller à ce qu'il ne soit pas en souffrance de sa différence, auquel cas, l'IME sera plus étudié pour lui, et favorisera un meilleur développement psychique, car au contact d'enfant comme lui, il passera d'enfant différent à un enfant normal; pourra aider son prochain et ainsi ne plus se sentir inutile.
Article 6 - La scolarisation en Institut Médico-éducatif.

Malheureusement, il arrive que l'handicap soit trop lourd ou que l'âge ne soit plus adapté pour une scolarisation classique, il faut donc se diriger vers les IME.

Les IME sont des établissements médico-éducatifs qui accueillent les enfants et adolescents atteints de déficience intellectuelle. Ils sont régis par l’annexe XXIV au décret n° 89-798 du 27 octobre 1989 et la circulaire n° 89-17 du 30 octobre 1989. Ils regroupent les anciens IMP et IMPro. Les IME ont souvent été au départ des fondations caritatives, généralement à l’initiative de familles bourgeoises touchées par le handicap mental. Même s’ils sont désormais à financement quasi exclusivement public, après agrément par les DDASS, la grande majorité des IME restent à gestion associative. Ils sont différenciés par degrés de gravité de la déficience du public accueilli. La plupart disposent d’un internat, mais l’accueil en demi-pension est de plus en plus souvent pratiqué.


http://dcalin.fr/ime.html
Article 5 - La scolarisation des personnes porteuses de handicap.

Que dit la loi ?

La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées affirme un objectif clair s'agissant de l'éducation des enfants en situation de handicap : elle soutient le droit de chaque enfant à une scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile et à un parcours scolaire continu et adapté.

Dans ce cadre, en lien avec la MDPH, les parents sont très étroitement associés à l'ensemble de ce processus, qu'il s'agisse de la décision d'orientation de leur enfant, ou à la définition de son projet personnalisé de scolarisation (P.P.S.).

En fonction de la nature du handicap de l'enfant et de son PPS, la scolarisation peut-être individuelle et comprendre, ou pas, des aides (matériels scolaires ou transports adaptés, présence d'un auxiliaire de vie scolaire - AVS...) et des aménagements.

La scolarisation de l'enfant en situation de handicap peut également être réalisée dans un cadre collectif, au sein de CLIS (Classes pour l'inclusion scolaire) en écoles élémentaires, ou d'ULIS (Unités spécialisées pour l'inclusion scolaire) dans le secondaire.

Si la nature et la gravité du handicap de l'enfant l'exige, il peut être scolarisé au sein d'un établissement médico-social IME et suivre, à temps complet ou adapté, un enseignement, tout en bénéficiant d'un soutien pédagogique et thérapeutique adapté.